La peinture considérée, un jour, comme un cri humain

 

Pour Thierry E. Garnier, l’opposition entre abstraction et figuration est dépourvue de sens. La peinture est ailleurs : en elle-même, dans sa propre synthèse. Dans la fusion des genres, des techniques, et des matières. Dans la superposition des référents ; car de Warhol à Lascaux, il n’y a pas, à vrai dire, d’histoire de la peinture, seule une peinture de l’Histoire, revenant sans cesse à des problématiques originelles.

Car la peinture de T. E. Garnier est une perpétuelle tension vers l’Origine.  – L’origine du cri, l’origine du corps et de la vie, son devenir, ses mystères, ses mutations. C’est le théâtre convulsif d’un combat ravageur et fécondateur entre Eros et Thanatos, les feux de l’amour et les feux de la mort dans une matrice en sang lourde de métamorphoses et de décomposition. C’est le combat des origines, genèse d’un combat dont les traces multiples souillent encore les parois humides d’une caverne à la fois première et dernière, celle de toutes les archéologies, de toutes les mythologies : la vénus préhistorique, la vénus post-atomique, image pure de la femme dégagée du Temps comme de la Terre, porteuse de toute figure : Icare et Prométhée, fondateurs et destructeurs, alpha et oméga d’un monde agonisant, traînant tous les fantômes judéo-chrétiens, imprimés sur un Suaire, éternel palimpseste, reflets de fantasmes, fantasmes de reliques.

C’est au son de ce cri, à la lueur de ce feu que T. E. Garnier envisage sa « fin du monde », sur un chevalet comme sur les parois de son atelier, sur une toile, comme sur les murs de n’importe quelle cité moderne. Alchimie plastique et conceptuelle, poétique des icônes, la peinture de T. E. Garnier met à nu le regard et ses regardeurs.

Jean-François Aron | Texte de Préface à l’exposition de Thierry E. Garnier : « L’Atelier ».

 


Photographie François Landriot © | Thierry E. Garnier dans son atelier de peinture – Photographie en hommage à Gustave Courbet et à son tableau « L’Atelier », peint en 1855, réalisée à la chambre technique (chambre photographique) par François Landriot, le tirage a été finalisé en argentique et développé par le photographe.

 


 

Photographie J. Bartolini © | Thierry E. Garnier au Musée d’Orsay, devant le tableau « le citron » d’Édouard Manet, peint en 1880 ; et « le citron » de Thierry E. Garnier, peint en 1994, au format 1,30 mètre x 1,30 mètre sur papier japon marouflé sur toile – (collection privée). Ce tableau a été vendu cette même année par la Galerie aixoise de Chris Lorenzi , au cours de l’exposition  « l’Écrit » à un couple de collectionneurs suisses. Par la suite, ce tableau a fait l’objet de plusieurs textes, d’une couverture de catalogue pour un colloque consacré aux Nourritures spirituelles (Médiathèque d’Istres – Ouest Provence), et d’un article de Thierry E. Garnier racontant l’histoire rocambolesque de la création en atelier et de la vente de ce tableau en collection privée.

 

HOMO SUM | Peinture de Thierry E. Garnier au format 1,30 mètre x 1,30 mètre, sur papier japon marouflé sur toile. – (Collection privée – Henry Condamine).

 

La Terre est bleue comme une orange | Peinture de Thierry E. Garnier au format 24 cm x 32 cm, sur papier japon marouflé sur toile, avec en palimpseste un poème de Paul Éluard – (Collection privée).

 


« Le Suaire de Saint-Chamas » | Installation et peinture de Thierry E. Garnier | Chapelle Saint Pierre (Saint-Chamas – Exposition « L’œil du Texte ») – Le tableau a été réalisé sur toile au format de 2,80 mètres x 1,20 mètre. (Installation avec pain, calice, vin, cierges, farine, grappes de raisin, traces de pas imprimées sur le sol, encens de Jérusalem. La musique ambiante est diffusée en stéréo aux différents coins de la chapelle par l’entremise de plusieurs haut-parleurs, elle est composée de chants Grégorien – VIIIe siècle – et d’enregistrements des « Tambours du Bronx » – 1989 © TDB – Grand Mix).


 

MNEMOSIS | DIGITAL ART by TEG ©

The flesh legacy (1960-2022) | On this blessed day from the belly of the earth, at a particular hour stated by others but himself, within an improbable time, in an enclosed field, at the crossing of innocent vital veins trunk roads (or arteries), the ultimate work of art was coming forth while no one could even be moved about it. The birdman imagined he could substitute himself to the former appearances, to the futile quarrels, to the muddy water colours, to the rocky snatches of texts gone with the uproar of waters, ages, sounds, and candles, to the paraphs and feathers, to the allegories which undoubtedly, might, by the reflections created by the angels of light, give the impression that this leaden destiny was incidentally beginning to be transmuted into gold…

 

DIGITAL ART by TEG ©

MNEMOSIS – 1 – « I have a dream »To you who seek us out in the ages to come.

MNEMOSIS – 2 – « The alchemist » About civilisation gone.

NEITHER PAST NOR FUTURE… | The future is the past  and the testament of Arqa the link. You who are guided here, make us fertile, help us live again.

DIGITAL ART by TEG © 

MNEMOSIS – 3 – « DOMOS »Memorial house of mother M.

MNEMOSIS – 4 – « Excalibur » The soul still burns.

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Chaque peinture numérique est tirée à 33 exemplaires, signée et numérotée, par Thierry E. Garnier.

Tirage en argentique par un laboratoire spécialisé. – Pour toute commande, vous pouvez contacter l’auteur.